Etre autiste ce n'est pas ce que les autres croient.
 
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Adieu Choupinette ! Ou le début des emmerdes.

Bonjour,

C'est l'histoire de Sophie une sympathique jeune fille
qui s'est vue offrir un cochon d'Inde pour ses 10 ans.

Elle l'a nommée Choupinette :-)
Elle l'aime et c'est réciproque.

Quand elle est triste, Choupinette la réconforte.
Quand Sophie rentre de l'école, elle lui donne un petit peu (beaucoup) de salade.
Choupinette est tellement contente !
Cela fait plaisir à Sophie de voir Choupinette ainsi (tellement contente).

Bon OK, Choupinette a (maintenant) un petit peu (beaucoup) d'embonpoint.

Mais, un jour;
Alors que Sophie avait laissé Choupinette se blottir contre son épaule.

Choupinette, sous le poids de l'âge, dévisse et chute de l'épaule de sa maîtresse adorée.
Adieu Choupinette ! Ou le début des emmerdes.

Sophie ramasse le corps sans vie de Choupinette.

La tristesse et la culpabilité (de l'avoir laissée se blottir contre son épaule);
Entraîne une crise de larmes chez Sophie.

Effectivement, lorsque Sophie est très triste, elle a pour habitude de rentrer en crise de larmes.
C'est comme ça, c'est son mode de fonctionnement (à elle),
on ne va pas l'attacher sur un lit dans un asile pour ça.


Et si nous transposions cette histoire sur Robert !

Le petit Robert qui ne regarde jamais dans les yeux quand on lui parle.
Le petit Robert qui est tout de même capable de vous fixer lors de ses "moments" de retraits.

Lui aussi s'est vu offrir un cochon d'Inde pour ses 10 ans.
Il ne lui a pas donné de nom;
D'ailleurs Robert ne parle pas (ceci expliquant cela).

En rentrant de "l'institut", Robert se rue sur son cochon d'Inde pour lui donner bien trop de salade.
Bref, son cochon d'Inde a fini par devenir obèse !

Robert ne se rend pas compte des risques qu'il fait prendre à SON cochon d'Inde lorsqu'il le laisse grimper sur son épaule.


Puis, ce qui devait arriver arriva...
Vlan !


Le drame !
(inutile de s'appesantir sur ce qui vient de se produire).


Robert est désemparé (il l'aimait son cochon d'Inde (pour un gamin autiste, son compagnon, c'est important)).


Ses petits bras bougent tous seuls.
Des cris stridents sortent de sa bouche.


Vendredi, Robert ira chez le pédopsy, le rdv vient d'être pris.


Bien cordialement,
Un être humain qui n'a jamais eu de cochon d'Inde.
EQDD


marane
J’espère que Robert pourra échanger avec son pédopsy, puisque c'est fait pour ça, et que ce pédopsy pourra comprendre et compatir avec Robert. La perte d'un compagnon, en effet, ça fait quelque chose, à tous les êtres humains. Ça fait même quelque chose au pédopsy, si ça se trouve ce pédopsy a déjà éprouvé ce que ça fait de perdre quelqu'un qu'on aime, alors Robert et le pédopsy ils seront deux à savoir qu'on peut éprouver quelque chose d'identique. Ça rapproche. Ce n'est pas grand chose, mais ça rapproche. Qui sait si Robert n'en tirera pas bénéfice.....

Et au moins le pédopsy ne l'enverra pas chez le pédopsy. Si ça se trouve, il continuera à voir Robert, si Robert y trouve quelque intérêt. Ils finiront bien par se reconnaître l'un l'autre, ça peut les aider....
Autisme
Pour mémoire : Robert ne parle pas.
Mais bien tenté !
(Au sujet de la mise en avant de thèses psychanalytiques).
Robert n'a absolument pas besoin du docteur Freud !

Soyons honnêtes, si le rdv chez le pédopsy est pris,
c'est parce que ses parents le soupçonnent d'être à l'origine du décès de son cochon d'Inde.

Bien cordialement,
EQDD
marane
SI Robert ne parle pas, le pédospy si, même il n'arrête pas, car il aime bien faire bisquer Robert, car c'est de bonne guerre. Le laisser tout seul dans son coin, à remacher son fourrage, ça ne serait pas correct......
Autisme
Bonjour,

L'objectif de cet article est de souligner les différences de "traitements" entre Sophie et Robert.
Pour quelles raisons Robert (lui) devrai allez chez le pédopsy ?

Dans le contexte présent, Robert est vu comme étant le responsable (coupable) du décès de son cochon d'Inde.
Sophie, non ! (non spécifié dans l'article, mais implicite)

Dans mon article, je cherche à mettre en exergue la différence de réaction des adultes face à l'image renvoyée par chaque enfant.

La question qui sera probablement soulevée est la suivante :
Robert, se "défoulerait il" sur les gentils petits animaux ?

Ou l'art de qualifier un gamin de ce qu'il n'est pas.
Inutile de s'étendre sur les conséquences.

Bien cordialement,
Une personne autiste.
marane
Robert n'a pas besoin de parler pour communiquer avec le pedopsy.
Robert a besoin de communiquer avec quelqu'un, même s'il pense ne pas en avoir besoin, ou qu'il pense ne calculer personne. Robert est un être humain, dont il partage toutes les maledictions, dont celle ci, quel que soit son cerveau.....
Il ne peut pas faire autrement, quoi qu'il dise, quoiqu'il pense, quoi qu'il écrive.
Deyduche
Bonjour,

En lisant ce texte, il n'y a rien qui laisse croire que Robert était coupable contrairement à Sophie? Tout ce que le texte laisse présagé c'est qu'un enfant de 10 ans qui ne parle pas a de fortes chances d'avoir un trouble du développement... et qu'il faut être des parents anormalement négligents pour penser qu'un enfant de 10 ans choisit de se défouler sur un animal plutôt que de parler?

Ou peut-être que je suis plus positive dans ma perception des choses en croyant que la majorité des parents n'agissent pas ainsi.

Bonne journée
Un être humain :o)
Love Choupinette
Bien écrit Marian, merci.
Pour ceux qui ne l'auraient pas compris, Robert ***ne peut pas communiquer***
Il est un autiste non verbal (pour l'instant), et ses parents n'ont pas (encore) trouvé le moyen de communiquer avec lui.
S'il le pouvait, il pourrait confier sa peine.
Il ne peut pas.
Ce que j'ai d'abord compris, moi, en lisant l'histoire, c'est que les parents sont désemparés, et se disent, mais cet enfant fait bien top de cas de la mort de son animal de compagnie, il est hystérique, hop chez le psy.
Que le doute subconscient d'une inhumanité accompagne cette décision, oui, c'est tout à fait plausible.
Quand j'avais quatorze ans, ma mère est devenues paralysée. Autiste, j'étais incapable de gérer la situation en démontrant de la compassion par mes mots. Même si j'étais infiniment triste pour elle et que j'étais pleine de bonne intentions à son égard, je ne réussissais pas à le dire, seulement à le démontrer parfois par des gestes. Je n'aurais pas su par où commencer pour lui dire ma peine. Et pourtant, je parlais, moi. Mais les mots qui sortaient ne leur convenaient pas.
On m'a envoyée dans un pensionnat à 300km de là.
Comme si c'était ma faute, d'être une adolescente autiste incapable de parler de ses émotions. Comme si c'était ma faute, que ma mère soit malheureuse. Alors que l'hémangiome caverneux qui a scié la moelle épinière de ma mère, évidemment, je n'y étais pour rien.
Que les parents croient à la culpabilité ou pas, le résultat est le même. L'enfant se sent jugé et accusé. Et sa vie change.
La leçon que je tire de cette parabole parallèle, c'est que tous les enfants sont les mêmes, qu'ils ont tous besoin de compassion, de patience et de soutien. Un enfant autiste qui n'arrive pas à communiquer son humanité, il faut toujours la supposer, et supposer la compétence.
Une leçon d'humanité que tous les parents méritent de bien apprendre.
cloreen
Love Choupinette : et si on vous avait envoyé dans un pensionnat parce que c'était à l'époque la seule issue, ou la plus facile, pour vos parents, parce que votre mère diminuée physiquement ne pouvait plus prendre soin de vous ?
Et si ça n'avait aucun rapport avec les mots que vous pouviez dire ou non ?
Et si personne n'en était coupable ?
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Autisme : Une part de la Neurodiversité
L'Autisme, ce n'est pas ce que les autres croient.
C'est un état neurologique différent faisant pleinement partie de la Neurodiversité.
À titre personnel, je suis Autiste et fier de l'être.

L'auteur du blog Autisme et Neurodiversité
Marian Giacomoni - Autiste de haut niveau - Analyste programmeur
En quête de déclics fait écho à ma quête de déclics. Cela signifie que je cherche
(c'est une Quête pour être exact) des Déclics pour avancer dans la vie.

 
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